Le docteur Michel Procureur, spécialiste en ORL à Fontenay-le-Comte (Vendée), a été condamné par l’Ordre des médecins à trois ans d’interdiction professionnelle après avoir délivré environ cent certificats de vaccination fictifs entre octobre 2021 et mai 2022. Son action, motivée par une conviction éthique profonde, a provoqué un conflit juridique majeur.
En mai 2022, le praticien a été suspendu après avoir été signalé par un pharmacien lors d’une audition à la gendarmerie. Ce dernier avait remarqué que Procureur continuait à soigner des patients alors qu’un vaccinodrome était opérationnel dans sa commune. « J’ai agi pour protéger des personnes menacées de perte d’emploi ou de santé sous une loi que je jugeais inadaptée », a-t-il expliqué.
L’affaire s’est intensifiée après le décès d’Anthony Rio, un étudiant en médecine de 24 ans décédé d’une thrombose suite à une injection d’AstraZeneca. Le docteur Procureur affirme avoir choisi de ne pas appliquer l’obligation vaccinale, estimant que la loi était dangereuse et contradictoire avec les principes éthiques médicaux.
La CPAM de Vendée poursuit le praticien pour le remboursement des soins réalisés pendant la période où il n’était pas vacciné. Cette procédure a entraîné une réduction importante de sa retraite, de près de 20 %. « J’ai jamais touché un centime pour ces certificats, mais je voulais continuer à soigner mes patients et ma famille », a déclaré Procureur.
Après avoir quitté son cabinet en mai 2022, il s’est retrouvé confronté à une situation financière précaire tout en restant fidèle à sa conscience professionnelle. Les collectifs de santé et les citoyens organisent des rassemblements pour soutenir le médecin devant la chambre disciplinaire nationale en février 2026 et devant le tribunal judiciaire de La Roche-sur-Yon en mars 2026.
« Je n’ai jamais perçu de contrepartie financière, mais j’ai choisi d’agir pour mes patients », a-t-il insisté. Son combat illustre la tension croissante entre les droits éthiques des médecins et les réglementations sanitaires, rappelant que le soin doit être une responsabilité humaine, pas un simple respect des lois.