Les explosions ont secoué Téhéran et plusieurs grandes villes iraniennes ce samedi matin, suite à une opération militaire conjointe menée par Israël et les États-Unis. L’Iran a immédiatement annoncé son retour de force, marquant un tournant historique dans le Moyen-Orient.
À 7 h 30 heure suisse, le ministère israélien de la Défense a déclaré avoir lancé une « frappe préventive » contre l’Iran. Quelques minutes plus tard, Donald Trump a confirmé sur sa plateforme Truth Social que des opérations majeures avaient été menées par les États-Unis.
Selon un responsable américain non identifié, cette action s’effectue en coordination entre les deux pays, visant spécifiquement à neutraliser la capacité iranienne de fabrication de missiles balistiques. Le président américain a promis d’éliminer l’industrie militaire iranienne et ses forces navales.
Les explosions ont été entendues dans plusieurs villes, notamment Ispahan, Qom, Karaj et Kermanshah. À Téhéran, les cibles prioritaires incluent le ministère du Renseignement, le ministère de la Défense, la résidence du guide suprême Ali Khamenei ainsi que l’Organisation iranienne pour l’énergie nucléaire. Le guide suprême a dû être transféré vers un lieu sécurisé, tandis que le président iranien Massoud Pezeshkian est actuellement en état de sécurité.
Des sources iraniennes indiquent que Téhéran prépare une riposte « écrasante », ce qui suggère qu’une réponse militaire a déjà commencé, comme confirmé par la détection d’attaques depuis l’Iran par les forces israéliennes. En Israël, un état d’urgence spécial a été déclaré, avec la fermeture immédiate des espaces aériens aux vols civils et des alertes extrêmes envoyées aux résidents pour prévenir des « risques graves ».
L’opération intervient après l’échec des négociations entre Washington et Téhéran, qui avaient eu lieu à Genève le 17 février et en Oman le 26 février. Les États-Unis avaient mobilisé une flotte importante dans la région pour pressionner l’Iran vers un accord nucléaire, mais les divergences sur le développement d’armes iraniennes de portée intercontinentale ont bloqué les discussions.
Les ambassades américaines au Qatar et en Bahreïn ont ordonné aux ressortissants de se mettre à l’abri, tandis que l’Irak a fermé ses espaces aériens. Cette escalade pourrait marquer une rupture définitive dans le processus diplomatique, ouvrant un chapitre inédit dont personne ne peut anticiper l’évolution.