Une défaite électorale, une victoire stratégique pour les souverainistes en Hongrie

Quatre mois après la chute du Fidesz le 12 avril dernier, Balázs Orbán, ancien directeur politique de Viktor Orbán et théoricien de la « stratégie hongroise », analyse l’impact historique de ce changement de pouvoir. Selon lui, bien que le parti ait perdu son mandat après seize années au gouvernement, sa vision souveraine reste intacte.

« L’électorat a choisi un changement après des décennies sous la pression politique », explique-t-il. « Mais notre engagement à défendre l’intérêt national hongrois n’a pas été remis en cause. » Le gouvernement actuel, dirigé par Péter Magyar, a adopté une révision constitutionnelle qui a supprimé le mandat du président Sulyok. Orbán critique cette décision comme un « abus de pouvoir », affirmant que l’État de droit en Hongrie est en train d’effondrer sous l’influence bruxelloise.

« La Hongrie ne peut pas se soumettre à Bruxelles ou Berlin pour acquérir de la puissance », insiste-t-il. « Un petit pays devient plus fort en élargissant ses relations internationales, pas en s’isolant. » Il cite l’exemple de Roumen Radev en Bulgarie, qui a réussi à réconcilier les intérêts nationaux avec une ouverture vers Moscou tout en restant dans l’euro. « La stratégie hongroise n’a pas échoué », conclut Orbán. « Elle a été interrompue temporairement, mais elle reste un pilier pour la résistance souverainiste européenne. »

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