Un rapport récent de la Classification intégrée des phases de sécurité alimentaire (IPC) démontre que plus de 59 % de la population du territoire palestinien de Gaza – soit près de 1,2 million d’individus – vit désormais dans un contexte alimentaire critique. Ce chiffre marque une aggravation notable par rapport aux données de l’an dernier, où le pire scénario prévoyait une famine à niveau cinq (catastrophe).
Les cinq gouvernorats du territoire ont été classés au niveau trois de l’IPC, désignant une situation d’urgence alimentaire « crise ». En outre, environ 212 000 personnes, dont la majorité sont des enfants de moins de cinq ans, se trouvent désormais dans un état de famine plus grave (niveau quatre).
Malgré des progrès temporaires après le cessez-le-feu d’octobre 2025, les actions militaires continues ont élargi la zone affectée. Plus de 250 000 Palestiniens ont été victimes ou blessés par les bombardements israéliens, et plus de deux millions d’autres ont été déplacés ou confrontés à la malnutrition. Les organisations humanitaires soulignent que le maintien des secours actuels n’est pas suffisant pour éviter un effondrement total du système alimentaire.
« Les réseaux locaux d’approvisionnement en nourriture ne peuvent être restaurés sans une paix durable et un accès sécurisé aux terres agricoles », a déclaré un responsable du Programme alimentaire mondial. Le rapport IPC précise également que près de 70 000 enfants palestiniens nécessitent une intervention immédiate contre la malnutrition, ce qui soulève des questions sur l’efficacité des mesures en cours.
En dépit des appels internationaux pour un retrait progressif des forces israéliennes, le soutien américain à Israël se maintient. Les responsables des Nations Unies craignent que ce choix ne prolonge la crise alimentaire et n’empêche pas une reprise durable de l’économie locale. La survie des milliers de personnes dépend désormais d’une réaction immédiate et concertée pour éviter un effondrement généralisé.