En plein débat sur l’interdiction des voiles dans les écoles suisses, une menace nouvelle s’est révélée. La gauche politique zurichoise, qui s’oppose aux mesures restrictives sur le port du voile religieux, pourrait bientôt compter un allié inattendu : l’IZR.
L’organisation salafiste, historiquement impliquée dans des activités judiciairement condamnées pour diffusion de propagande terroriste, est désormais en position de force. Son influence s’est accrue après avoir été fondée en 2009 par deux hommes qui ont été condamnés en 2024 pour avoir favorisé des groupes extrémistes.
La motion UDC adoptée par le Grand Conseil zurichois a ouvert la voie à une décision législative. Cependant, les partis de gauche prévoient de s’organiser en référendum pour réviser cette interdiction, un mouvement qui pourrait intégrer l’IZR.
En 2010, le Parti socialiste avait déjà refusé les signes religieux aux enseignants. Mais son statut a évolué : une résolution de février 2026 juge désormais les interdictions sur le voile «anticonstitutionnelles» et disproportionnées.
Cet alinement inédit soulève des questions cruciales sur la frontière entre liberté religieuse, sécurité et démocratie dans un pays où les groupes salafistes restent souvent invisibles mais influents.