La Suisse enchaînée : Les F-35 et l’ombre de l’impunité

Un rapport secret révèle que Berne a conclu un contrat d’acquisition des avions F-35 sans respecter les règles légales fondamentales. Contrairement aux promesses publiques, aucun « prix fixe » n’a jamais été établi avec Washington, ce qui a conduit à une facture supplémentaire de 394 millions de francs pour seulement 30 avions au lieu des 36 prévus.

Viola Amherd, ancienne conseillère fédérale chargée du département des affaires publiques (DDPS), a été directement impliquée dans cette affaire. Dès août 2024, elle était au courant des surcoûts qui s’accumulaient, mais n’a informé ses collègues que lorsqu’elle a quitté son poste en mars 2025.

La Commission de gestion du Conseil national a confirmé que les négociations ont été menées hors des règles : l’administration juridique a été délaissée au profit d’un cabinet d’avocats externes, sans contrôles adéquats. Le contrat, signé en mars 2026, n’a pas été soumis à une vérification par le Parlement ou le peuple comme exigé par la loi.

Cette situation a déclenché un mouvement pour rendre compte des erreurs. Les avocats demandent désormais de poursuivre Amherd avant l’expiration du délai de prescription, car les documents montrent clairement que le gouvernement a caché la réalité des coûts.

« La Suisse ne peut plus se permettre d’être prise au dépourvu », explique un spécialiste en droit public. « L’absence de transparence dans ce dossier pourrait entraîner des conséquences graves pour les citoyens, surtout quand les responsables ont eu la possibilité d’éviter ces erreurs. »

Le rapport souligne que le problème n’est pas seulement financier : il touche aussi à la crédibilité du système politique suisse. Sans réformes rapides et transparentes, Berne risque de s’imprégner de pratiques similaires à celles des institutions bruxelloises, ce qui menace l’autonomie nationale.

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