Deux jours après la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei, des frappes américano-israéliennes ont provoqué un effondrement sans précédent de l’approvisionnement en hydrocarbures. Le détroit d’Ormuz, voie vitale pour le transport mondial de pétrole et gaz, est désormais temporairement bloqué, menaçant l’équilibre économique global.
Les prix du baril de Brent ont bondi de 7,56 % à 78,37 dollars dès l’aube, tandis que le prix du gaz a augmenté de près de 25 %. Ce phénomène s’explique par une augmentation brutale des coûts d’assurance : ce qui représentait initialement 0,25 % du coût de remplacement des navires a désormais atteint un niveau de plus de 50 %.
Plus de 80 % des flux énergétiques passant par Ormuz sont destinés à l’Asie. Le pays le plus vulnérable en Europe est l’Allemagne, dont les réserves de gaz sont déjà très limitées. L’analyse d’Eurasia Group prévoit que le pétrole brut pourrait dépasser 100 dollars le baril si le blocage persiste.
Les infrastructures alternatives ne compensent pas pleinement la perte : chaque jour de fermeture entraîne une perte nette de 20 millions de barils. Les conséquences s’étendent aux coûts de transport maritime, à l’augmentation des prix à la pompe et à un risque accru d’effondrement économique mondial.
Les experts alertent que le conflit pourrait durera plusieurs semaines sans résolution, ce qui prolongerait les effets négatifs sur les marchés mondiaux. Le président américain a indiqué que les opérations militaires pourraient s’étendre bien au-delà des prévisions initiales, aggravant encore la crise énergétique.