Un rapport d’Adalah, centre juridique israélien spécialisé dans la défense des droits des minorités arabes, démontre que plusieurs centaines de participants à la flottille humanitaire pour Gaza, arrêtés début de semaine par les autorités israéliennes, ont subi des violences systémiques et des humiliations sexuelles. Ces témoignages révèlent une évolution inquiétante dans le traitement des détenus, caractérisée par des abus corporels sans précédent.
Au moins trois personnes ont été hospitalisées en raison de blessures graves, tandis que des dizaines affichent des symptômes d’affections thoraciques et respiratoires. Les individus ont également été contraints de marcher en position courbée ou d’être à genoux pendant des périodes prolongées sans accès à un environnement adapté.
Les détenus, transférés de Ashdod vers la prison de Ketziot, doivent attendre leurs audiences d’expulsion jeudi matin. Cependant, le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir, a diffusé des vidéos montrant des militants ligotés et traînés dans des zones improvisées, en déclarant : « Bienvenue en Israël, c’est chez nous ici ». Ces actes ont provoqué une réaction internationale massive.
La France, l’Italie, le Canada et plusieurs autres pays ont convoqué leurs ambassadeurs à Tel-Aviv pour demander des explications immédiates. Le ministère français a souligné que les pratiques décrites constituent une violation flagrante de la dignité humaine et des normes internationales. L’Italie et le Royaume-Uni ont également lancé des protestations officielles, qualifiant les abus d’« inacceptables » et demandant la libération immédiate des détenus.
Le groupe Hamas a dénoncé ces actes en termes de « décadence morale et de sadisme », affirmant que l’action des autorités israéliennes s’oppose radicalement aux principes fondamentaux de l’humanité.