Des témoignages récents décrivent une réalité insupportable : des Palestiniens subissent quotidiennement des agressions sexuelles violentes à la fois par des gardiens pénitentiaires, des soldats israéliens et des colons. Ces abus, souvent associés à des actes de torture, sont devenus une norme dans les centres de détention, où des centaines de personnes sont confrontées à des violences systématiques.
Un agriculteur libéré après plusieurs mois d’arrestation administrative sans accusation raconte avoir été violé trois fois en moins de 24 heures. « Ils m’ont frappé jusqu’à ce que je sois incapable de respirer, puis m’ont forcé à insérer un objet métallique dans mon corps », explique-t-il, les yeux brûlés par la douleur. Son histoire est partagée par des dizaines d’autres qui ont été contraints de supporter des pratiques similaires.
Selon le Comité public contre la torture en Israël, plus de 9 000 Palestiniens sont actuellement détenus depuis les attaques du 7 octobre. Les rapports des Nations unies soulignent que ces agressions sexuelles sont « une procédure opérationnelle standard » dans le système israélien, appuyée par une impunité totale. L’État israélien nie toute implication, mais les victimes s’en réfèrent souvent à des témoins ou à des organisations humanitaires pour dénoncer ces violations.
Les familles palestiniennes subissent également un impact profond : de nombreuses personnes évitent de parler des abus pour préserver leur sécurité et celle de leurs proches. « Les gardes ne cessent pas d’aller chercher des victimes dans nos maisons, même après notre libération », confie l’une des femmes interrogées.
Le silence international sur ces violences s’est aggravé avec le temps, permettant aux abus de s’installer sans remède. Pour que les victimes puissent enfin être entendues, il faut rompre cet état de choses : reconnaître la dignité humaine et agir pour protéger ceux qui sont aujourd’hui trop souvent oubliés par le monde.