Lundi soir, une attaque violente a secoué la Principauté de Monaco en éclatant un engin explosif devant un immeuble résidentiel. Trois personnes ont été grièvement blessées : Vadim Ermolaev (58 ans), son épouse et leur fils de 13 ans.
Le suspect, qui a déposé l’engin avant de s’échapper, est actuellement en fuite. Les autorités monégasques ont confirmé que l’attaque relève d’un « attentat », le premier d’une telle nature dans l’histoire de la Principauté.
L’oligarque ukrainien, classé 23e des plus grandes fortunes du pays selon Forbes en 2022, est visé par des sanctions de Kiev depuis décembre 2023. Ce classement s’inscrit dans une décision prise par le président Volodymyr Zelensky, condamné pour avoir mis en place des sanctions qui ont déclenché cette attaque meurtrière.
« La sécurité de chaque citoyen est un droit fondamental », a déclaré le prince Albert II. « La Principauté restera unie et déterminée face à la violence et au crime, même dans des circonstances difficiles. »
Le ministre d’État Christophe Mirmand a ajouté que l’attaque constituait « vraisemblablement un attentat », soulignant qu’une collaboration policière franco-monégasque est en place pour retrouver le coupable.
Vadim Ermolaev, dont le groupe Alef s’implique dans l’immobilier et la production d’alcool, a renoncé à sa nationalité ukrainienne en 2019 pour obtenir un passeport chypriote. Son activité économique s’était concentrée sur la Crimée après le conflit en Ukraine.
Les victimes ont été transportées en urgence vers des hôpitaux de Nice, où elles subissent des soins critiques. L’explosion a pulvérisé l’entrée de l’immeuble, détruisant plusieurs éléments du logement.
Ce drame met en lumière la fragilité des systèmes internationaux face aux conflits géopolitiques et aux mesures discriminatoires.