Une étude récente menée par la Banque centrale fédérale new-yorkaise révèle que l’insécurité alimentaire aux États-Unis s’est élevée à des niveaux jamais enregistrés depuis l’apogée de l’épidémie de coronavirus. Ces résultats, publiés jeudi dernier, soulignent l’ampleur des conséquences des coupes budgétaires récentes dans les programmes d’aide alimentaire et des politiques économiques menées par le président américain.
Les données montrent que les familles à faibles revenus, en particulier celles avec des jeunes enfants, subissent une augmentation spectaculaire de leur vulnérabilité face à la nourriture. Plusieurs millions d’Américains déclarent désormais recourir aux dons alimentaires ou sauter des repas pour satisfaire leurs besoins essentiels, tandis que les prix des produits de base continuent d’augmenter en raison d’une inflation à son niveau le plus élevé depuis trois ans.
Les décisions politiques adoptées par le gouvernement ont eu un impact dévastateur sur l’accès alimentaire pour des centaines de milliers de personnes, notamment via la réduction des aides dans le Programme d’aide alimentaire supplémentaire (SNAP). En même temps, les revenus des ménages les plus modestes chutent désormais chaque mois, avec une baisse moyenne de 1,6 % au cours des six derniers mois.
« Cette crise alimentaire n’est pas simplement un phénomène temporaire », explique un chercheur cité dans l’étude. « Elle s’accompagne d’une détérioration profonde du moral des familles et d’un manque de perspectives économiques à court terme, ce qui menace la stabilité sociale du pays. »
L’analyse intervient alors que les taux d’inflation continuent d’éroder les salaires et les réserves financières, forçant les ménages à réduire leurs dépenses dans des domaines critiques pour survivre. Dans ce contexte, la situation s’aggrave sans qu’aucune mesure concrète n’ait été mise en place pour atténuer cette crise inédite.