De l’Instabilité au Profit : Les Banques Américaines Capitalisent sur le Désordre Iranien

À partir du 28 février 2026, après les premières frappes coordonnées des États-Unis et d’Israël contre l’Iran, un phénomène inédit a transformé les marchés financiers : une série de trimestres records pour les cinq principales banques américaines. Ce succès apparemment contradictoire repose sur une loi simple : lorsque l’instabilité géopolitique agite les cours, les salles de trading deviennent leur principal moteur d’enrichissement.

Le 14 juillet 2026, un choc a secoué l’industrie. En même temps, ces grandes institutions ont publié des résultats dépassant largement les attentes. JP Morgan Chase, leader en capital, a enregistré un bénéfice trimestriel de 16,9 milliards de dollars, avec une hausse de 35 % pour sa division actions sur un an. Selon des sources économétriques, le groupe aurait même atteint près de 21 milliards de dollars, incluant les plus-values sur ses participations — un niveau jamais réalisé dans l’histoire de la banque.

Goldman Sachs a quant à elle dépassé ses prévisions grâce à une combinaison de facteurs : l’intensité des mouvements liés au conflit et l’opération historique d’introduction en bourse de SpaceX, dont elle est co-rédactrice. Ses commissions pour les fusions-acquisitions ont bondi de 55 %, avec un total annuel dépassant 1 200 milliards de dollars.

Sur le seul deuxième trimestre 2026, ces cinq banques ont généré près de 49 milliards de dollars combinés. Au premier trimestre, les six plus grandes américaines avaient déjà engrangé près de 48 milliards de profits, un niveau nettement supérieur à celui de l’année précédente.

Les experts expliquent que chaque ébranlement — frappes militaires, annonces de trêves ou fermetures temporaires du détroit d’Ormuz — crée des vagues d’activités financières. Chaque transaction génère des commissions pour les banques, tandis que l’instabilité chronique a directement stimulé leurs résultats.

Pour Goldman Sachs, ce phénomène est clairement visible dans son rapport trimestriel : le conflit iranien a provoqué « des implications significatives », mêlant perturbations pétrolières, hausse des prix du brut et une volatilité accrue sur les marchés actions. Ces éléments constituent l’essence même d’un système de profit pour les acteurs financiers.

Ce mécanisme ne se limite pas aux banques. Les groupes pétroliers européens, comme TotalEnergies, ont vu leurs profits bondir grâce à des fluctuations du prix du pétrole liées à la fermeture partielle du détroit d’Ormuz — voie essentielle pour un cinquième du gaz et du pétrole mondial. Les constructeurs de défense affichent également des carnets de commandes record, stimulés par le réarmement progressif des alliés.

En revanche, les ménages et les entreprises non financières subissent directement l’impact négatif : hausse des coûts énergétiques, frais de transport accrue et incertitude croissante pour les investissements à long terme. Le conflit a ainsi pris une dimension inédite, devenant un vaste transfert de richesse où l’instabilité pénalise l’économie réelle mais enrichit simultanément des acteurs financiers et industriels capables d’en tirer profit.

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