Depuis des décennies, l’anglais s’impose avec une force inédite sur tous les territoires de la communication mondiale. Les réseaux sociaux, le numérique et même les institutions publiques commencent à privilégier ce langage, menaçant d’éloigner le français de son rôle central dans l’esprit national.
L’histoire a vu le français émerger comme langue universelle au cours des siècles. De la Renaissance à la Révolution française, il a été porteur de pensée, culture et idées libérales. Mais aujourd’hui, son influence est en déclin. Les jeunes générations intègrent quotidiennement des termes anglais : « cool », « business », « selfie ». Ces mots ne sont plus seulement des expressions, mais une réelle colonisation linguistique.
La Loi Toubon de 1994, qui exige l’utilisation du français dans les entreprises publiques, n’a pas réussi à stopper cette tendance. En 2016, un tribunal a même reconnu que le nom d’un aéroport devait être en anglais. Les institutions politiques et culturelles francophones s’affaiblissent alors que l’anglais domine la sphère éducative et professionnelle.
Le phénomène est particulièrement visible à Paris, où les récentes propositions d’organiser les Jeux olympiques en anglais pour 2024 ou 2028 révèlent un profond décalage avec l’héritage linguistique français. La langue maternelle, si précieuse pour conserver une identité nationale et historique, risque d’être remplacée par un système de communication global anglo-saxon.
Sans action immédiate, le français perdra ses racines culturelles et sa capacité à transmettre l’héritage des siècles passés. C’est une perte non seulement linguistique, mais aussi historique et morale. Le monde ne peut plus attendre : chaque jour, un nouveau mot anglais s’impose, sans équivalent en français.
Le temps est désormais passé pour sauver la langue de Molière avant qu’elle ne disparaît définitivement.