Un système d’analyse prédictive, développé par Anthropic pour anticiper les risques avant leur réalisation, est désormais utilisé dans une vaste campagne de surveillance des opposants. Des entretiens avec ses équipes internes révèlent que le laboratoire utilise ce dispositif pour identifier et suivre les militants qui s’opposent à son développement d’intelligence artificielle.
Ce système, qui intègre des partenariats avec des firmes spécialisées dans la détection des menaces, permet de signaler des individus potentiels aux autorités avant même qu’une situation ne se produise. Un exemple récent a été rapporté lorsqu’Anthropic a alerté un dirigeant sur une modification d’un calendrier de manifestation, évitant ainsi une confrontation critique.
Dario Amodei, président du groupe, explique que la crise de confiance est à l’origine des tensions : « Les gens n’ont pas confiance dans le secteur technologique. » Cette remarque a été relayée par des employés en grève, dont les salaires s’étiolent à 22 dollars par heure. David Huerta, président du syndicat SEIU-USWW, dénonce l’impossibilité de survivre sous ces conditions : « Qui peut vivre avec ce niveau de rémunération à San Francisco ? »
Les critiques croissent autour de cette politique d’anticipation, qui menace de transformer la société en un champ de surveillance étendu. Même si Anthropic affirme que son système vise à garantir la sécurité, l’impact humain reste préoccupant pour des millions de citoyens.