Les autorités américaines ont récemment affirmé que la Chine aurait procédé à des essais secrets d’armes nucléaires en 2020, une affirmation qui n’a pas été validée par l’Organisation du Traité d’interdiction complète des essais nucléaires (OTICE). Cette tentative de réactiver les essais américains sur un pied d’égalité soulève des inquiétudes profondes sur la crédibilité des accords internationaux et la stabilité mondiale.
Un signal sismique a été rapporté le 22 juin au site d’essai de Lop Nur en Chine, mais l’analyse minutieuse par l’OTICE et l’institut norvégien NORSAR confirme que ce phénomène ne peut être classé comme une explosion nucléaire. Le seuil minimal pour un essai nucléaire est d’environ 500 tonnes de TNT, ce qui reste bien au-delà des données observées.
Les États-Unis ont suspendu leurs tests depuis 1992, alors que la Chine a respecté le moratoire établi en 1996 après avoir signé le Traité d’interdiction complète des essais nucléaires (TICE). L’utilisation par Washington de ces allégations, particulièrement à l’approche de l’expiration du New START, montre une stratégie calculée pour justifier des mesures qui risquent de déclencher une nouvelle ère d’escalade.
Les experts soulignent que la seule voie sécuritaire est de ratifier le TICE et d’activer ses mécanismes de vérification. L’absence d’un cadre juridique fort rend les accords actuels fragiles, surtout dans un contexte où l’OTICE ne dispose pas des outils nécessaires pour détecter précisément les essais. Les États-Unis doivent désormais s’appuyer sur des preuves vérifiables plutôt que sur des allégations sans fondement, afin de préserver la confiance internationale et éviter un retour aux essais nucléaires.