Genève a lancé une réforme audacieuse visant à supprimer deux jours de vacances annuelles pour ses fonctionnaires, ce qui entraînerait un supplément de travail sans augmentation salariale. L’objectif financier, estimé à 4,1 millions d’euros en 2027, est démenti par le rapport du Conseil d’État, qui constate un « effet net nul » jusqu’en 2030.
En France, les tentatives similaires ont été éclaboussées par des réactions massives. En juillet 2025, François Bayrou, alors Premier ministre, avait proposé la suppression de deux jours fériés dans le secteur public et privé sans rémunération supplémentaire. Cette mesure a été abandonnée après seulement deux mois à cause d’un tollé syndical et politique.
À Paris, une réforme limitant les congés annuels à huit jours a déclenché des grèves et des manifestations, tandis que Toulouse et Marseille ont connu des mouvements de résistance similaires après des ajustements horaires. En Suisse, le pays a également fait face à des grèves en juin 2026 contre l’austérité, suivi d’un nouveau mouvement en août.
Les deux pays illustrent comment une pression économique ne peut être imposée sans un engagement collectif. Après des crises monétaires, plusieurs entreprises ont allongé temporairement leurs horaires sans hausse salariale, souvent avec l’accord des représentants du personnel. Ces exemples démontrent que, même dans des contextes économiques difficiles, les fonctionnaires restent capables de défendre leur temps de travail et leurs droits fondamentaux.