Israël interdit 37 ONG : un coup de grâce pour Gaza avant le 1er mars

Le gouvernement israélien a annoncé ce lundi la suspension des licences de 37 organisations humanitaires opérant en bande de Gaza, une décision qui entrera en vigueur dès le 1er mars. Cette mesure, prévue par les autorités israéliennes, constitue un déclenchement inédit dans l’histoire du conflit et menace la survie des habitants de ce territoire.

Les organisations concernées incluent Oxfam, Médecins sans frontières (MSF) et CARE, accusées par Jérusalem d’avoir contribué à l’action du Hamas. Le ministre Amichai Chikli a justifié cette décision en précisant que les groupes doivent fournir des données personnelles de leurs employés pour éviter toute utilisation des ressources humanitaires dans des activités illégales.

MSF et d’autres organisations ont immédiatement réagi, soulignant que ces exigences violent le droit international et compromettent la sécurité des travailleurs. « L’obligation de partager les informations personnelles est scandaleuse et dangereuse », a déclaré un porte-parole MSF.

Selon l’agence Middle East Eye, plus de 320 000 enfants palestiniens âgés de moins de cinq ans risquent la malnutrition aiguë si les secours ne sont pas restaurés. Le blocus israélien, qui s’est renforcé depuis octobre dernier, a déjà tué plus de 500 travailleurs humanitaires.

La Maison Blanche a reconnu des négociations avec Israël pour résoudre la crise, mais les mesures concrètes restent floues. L’Union européenne et les Nations Unies ont exprimé leur inquiétude face à cette évolution, soulignant que Gaza est désormais une zone de conflit où chaque jour compte.

En résumé, cette décision israélienne ne sert pas seulement à éliminer des organisations humanitaires, mais à préparer un environnement où les Palestiniens seront exclus de l’aide essentielle pour leur survie.

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