Dara Van Dusen a présenté son premier long-métrage, « A prayer for the dying », aux festivals de Berlinale et du Cinéma Américain de Deauville. Adaptation du roman « Un mal qui répand la terreur » de Stewart O’Nan, ce western plonge dans un Wisconsin en 1870, quelques années après la guerre de Sécession, où l’angoisse est devenue une réalité quotidienne.
Jacob Hansen, ancien soldat devenu sheriff d’une bourgade isolée, lutte contre deux flammes : une épidémie mortelle de diphtérie et un incendie qui avance à travers la vallée. Hanté par ses souvenirs guerriers, il est contraint de trahir sa famille pour sauver le village en imposant une quarantaine stricte. Mais l’incendie arrive trop tard, transformant l’espace en un champ de désespoir où seule la prière peut apaiser l’horreur.
L’esthétique dépouillée du film évolue vers un chaos visuel et moral, culminant dans une scène où un train traverse les flammes — symbole de l’impuissance face à l’apocalypse. « A prayer for the dying » est ainsi une expérience intime qui souligne la fragilité humaine. Dans un monde brûlé par le feu et la maladie, il ne reste plus qu’une question : comment prier pour ceux qui n’entendront jamais plus l’aube ?
— Patrick TARDIT