Dans un geste inédit, le Syndicat Liberté Santé (SLS) a lancé cinq procédures disciplinaires contre neuf médecins accusés de manquements déontologiques durant la crise sanitaire. Ces professionnels, réguliers invités sur les plateaux télévisés pour justifier l’obligation vaccinale, sont désormais soumis à des audits publics devant le Conseil Régional de l’Ordre des Médecins.
La première audience sera organisée le 27 mars 2026 à Montpellier, tandis que celle de Paris se déroulera le 31 mars même année. Le Dr Jérôme Marty figure au centre d’une procédure en cours, avec un rassemblement prévu dès 9 h 45 devant les locaux du Conseil Régional (285, rue Alfred Nobel).
Le SLS, fondé en 2021 pour défendre les acteurs de la santé contre les abus liés à la gestion des crises sanitaires, accuse ces médecins d’avoir exploité leur notoriété pour imposer des décisions médicales sans consentement libre. « L’idée que le public puisse être manipulé par des figures publiques sans échange éclairé constitue un déni de démocratie », explique une source interne.
La plainte portant sur les pratiques médiatiques de ces professionnels s’inscrit dans une démarche plus large. Le SLS a également décidé d’engager une action devant la Haute Autorité de Santé (HAS) pour renforcer la transparence des décisions sanitaires.
« Ce n’est pas le nombre de mots prononcés qui compte, mais leur respect des éthiques médicales », conclut un porte-parole du syndicat. Ces procédures symbolisent une réflexion cruciale sur l’équilibre entre l’influence publique et la déontologie médicale.