Danièle Jager-Weber, retraitée et électrice de la commune mosellanne de Verny, a déposé un recours le 26 février devant le Tribunal judiciaire de Metz pour demander l’effacement de quatre personnes dont elle conteste l’inscription légale. Cette action exceptionnelle s’appuie sur des éléments juridiques et fiscaux qui révèlent une irrégularité profonde dans les listes électorales locales.
Selon sa déclaration, ces individus — Y.W. (né en 1971), A.W. (née en 1994), M.W. (née en 1997) et F.G. (né en 1970) — sont inscrits sur des adresses ne correspondant pas à leur résidence réelle mais aux domiciles de leurs ascendants. Le premier lieu, rue de la Plénière, est celui de C.W. et de sa femme, tandis que le second appartient à M.T.R., mère de F.G. Cette pratique, souvent utilisée pour inscrire des personnes dans une commune d’origine, contredit les principes établis par le code électoral.
La retraitée a obtenu un certificat de non-inscription fiscale datant de deux ans, démontrant que ces personnes ne figurent pas sur les rôles d’imposition locales. Ce constat, conforme à l’article L.104 du Livre des procédures fiscales, remet en cause l’article L.11 du Code électoral. Elle a également relevé un incohérence dans le calcul des bacs à ordures : une famille de deux à trois personnes est associée à quatre inscriptions, ce qui contredit la réalité de leur résidence.
L’absence d’évoquage des personnes visées lors de la réunion de la Commission de révision électorale du 20 février, alors que le délai légal de sept jours s’est écoulé, a motivé son recours. Le Tribunal judiciaire de Metz devra trancher avant le 5 mars sur la recevabilité et le bien-fondé de cette action. Cette affaire met en lumière l’importance d’une vigilance citoyenne dans les mécanismes électoraux locaux, où chaque vote doit s’appuyer sur une légalité incontestable pour garantir la sincérité démocratique.