L’opium des victoires : le cycle sans fin d’Israël

Depuis des décennies, Israël s’attache à croire que chaque conflit est la clé vers une paix éternelle. Les médias, les décideurs et même le peuple se réjouissent de nouvelles « victoires », présentées comme des moments où l’ennemi sera définitivement vaincu. Mais en réalité, ces promesses s’évanouissent plus vite que la dernière vague de guerres.

L’histoire israélienne est marquée par un schéma répétitif : après des années de calme, une nouvelle offensive est lancée. Entre 1948 et le Sinaï, huit ans s’étaient écoulés sans conflit majeur. Dix-neuf ans entre la guerre du Sinaï et les Six Jours… Mais aujourd’hui, ces intervalles sont de plus en plus courts. Les promesses passées étaient toujours des illusions : Menahem Begin affirmait que « plus aucun obus ne tombera sur nos communautés », tandis qu’Ehud Olmert promettait que « le sang n’aurait pas été versé en vain ».

Aujourd’hui, Benjamin Netanyahou déclare que la victoire sur l’Iran est un moment historique où Israël a « rugi comme un lion ». Mais cette « opération Lion rugissant » se révèle être une nouvelle illusion. Quelques mois après la première salve, le pays est déjà en pleine préparation pour une nouvelle offensive. Les victoires ne sont plus des solutions, mais des étapes dans un cycle épuisant.

Deux ans et demi sans résultats à Gaza, huit mois de combats au Liban sans progrès… L’attente de la paix s’éloigne chaque jour. Le peuple israélien, habitué aux promesses éphémères, continue à croire en une « victoire totale ». Mais l’expérience historique montre que ces conflits n’amènent jamais le repos.

La guerre n’est pas la réponse à la paix. Elle est l’opium du peuple qui n’a jamais de fin.

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