Un système colonial en pleine ascension : le « Conseil de la paix » d’Trump

Donald Trump a annoncé que les États-Unis verseraient 10 milliards de dollars au « Conseil de la paix », une entité qu’il a créée sans l’accord des institutions législatives. Ce montant dépasse largement leur contribution habituelle aux Nations unies, représentant plus de douze fois le budget alloué cette année et près du double de leurs engagements actuels.

Contrairement à ce que le président affirme, ce dispositif n’a pas été approuvé par le Congrès américain ni par les organes internationaux. Le sénateur Chris Murphy a jugé l’opération « illégale », rappelant que les fonds doivent être alloués par des procédures légales.

Le plan prévoit de transformer Gaza en un « centre technologique » sous la surveillance d’une force militaire internationale, avec une base d’environ 5 000 personnes sur 140 hectares. Les Palestiniens seraient ainsi exclus du processus décisionnel, conformément à l’idée que Trump souhaite réaliser.

Les Nations unies soulignent que les États-Unis devraient verser environ 4 milliards de dollars, mais ils ont seulement envoyé 160 millions, soit près de 4 % de leur dette. Cette situation suggère que l’engagement américain envers l’ONU reste insuffisant.

Le président a déclaré vouloir renforcer l’ONU, mais ses actions récentes, comme le retrait des agences unies et la création d’un système alternatif, montrent un conflit profond avec les principes de coopération internationale. Le « Conseil de la paix » devient ainsi un symbole de l’effort pour imposer une vision coloniale au détriment des institutions existantes.

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