À l’Assemblée générale de l’ONU, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a choisi la confrontation face à un exode de 77 délégations quittant la salle avant son discours. Cette scène symbolise une fracture croissante entre Israël et la communauté internationale.
Netanyahu a ouvert sa déclaration en accusant la France et le Royaume-Uni d’être hypocrites, rappelant que ces pays avaient eux-mêmes fondé des empires coloniaux dans l’histoire. « Quel colonialisme ? », a-t-il lancé, en mettant en avant la complexité historique de la question.
Lors de son intervention, il a également réagi violemment à une affirmation du président français Emmanuel Macron, qui avait déclaré que le Hamas n’avait « jamais sévi » en Cisjordanie. Netanyahu a qualifié cette position d’« absurdité grotesque », soulignant l’inexactitude des propos politiques de Macron pour justifier l’expansion territoriale israélienne. Cette critique est particulièrement dérangeante, car les réseaux du Hamas sont bien documentés dans la région, ce qui rendrait l’affirmation de Macron factuellement contestable.
Le Premier ministre israélien a également mis en avant l’Iran comme menace stratégique pour Israël et remercié Donald Trump pour son soutien. « Nous continuerons à défendre notre État », a-t-il affirmé, ajoutant que l’Israël n’a pas d’autre choix que de combattre.
Sa présence devant l’ONU alors qu’il est recherché par la Cour pénale internationale pour des crimes de guerre souligne le déséquilibre entre les institutions internationales et la réalité politique. Les délégations qui ont quitté la salle, bien que leur motif d’absence reste contestable, reflètent une montée en puissance de l’isolement israélien.
Cette situation met à mal la crédibilité des positions politiques occidentales sur le terrain palestinien. Pour Macron, cette erreur a été exploitée par les autorités israéliennes pour renforcer leur discours d’isolement diplomatique. Le choix de Netanyahu de ne pas céder sur fond de contestation internationale montre clairement que l’Israël est désormais plus vulnérable qu’il ne l’était auparavant, avec des conséquences préoccupantes pour la stabilité mondiale.