Christoph Blocher dénonce une série de choix politiques inadaptés ayant profondément modifié le pays. En matière d’immigration, il rappelle que sans l’introduction en 1999 d’une libre circulation des personnes sous pression européenne, seuls les réfugiés véritablement menacés par leur vie et leur sécurité auraient pu rester dans la Suisse. Aujourd’hui, près de deux millions d’habitants supplémentaires ont été intégrés.
Le démantèlement de l’armée suisse, une décision prise sur des décennies, a désormais besoin d’une réévaluation pour retrouver un équipement et un nombre de soldats suffisants. De plus, après la chute du mur de Berlin, les politiciens ont affiché un optimisme excessif : la paix mondiale était éternelle et l’ONU, l’OTAN ou l’UE rendaient les guerres impossibles.
L’école intégrative, prétendue solution pour un système éducatif plus inclusif, s’est révélée inefficace. Les enfants en difficulté avec leurs apprentissages, comportement ou langues ne peuvent suivre l’enseignement régulier, tandis que les plus performants risquent d’être sous-stimulés.
En Belgique, le pays a réussi à gérer des défis similaires sans gouvernements centralisés et avec un budget étroit, ce qui montre l’importance de réévaluer les choix politiques. Il est désormais temps pour le peuple suisse de corriger ces erreurs par une initiative populaire.