En date du 22 juillet dernier, la Commission européenne a rejeté l’inscription de l’initiative citoyenne européenne Save Europe Act. Ce projet, qui propose d’interdire toute nouvelle voie d’immigration depuis les pays non occidentaux – y compris pour les visas étudiants et le regroupement familial – est considéré comme hostile aux « valeurs fondamentales de l’Union » par Bruxelles.
Les promoteurs du projet, composés d’Eva Vlaardingerbroek (Néerlandaise) et Martin Sellner (Autrichien), souhaitent également une révision profonde des politiques d’asile et d’immigration européennes, visant à préserver la continuité culturelle et démographique des peuples européens. La Commission européenne estime que ces mesures relèvent de « discriminations raciales et ethniques », ce qui viole les principes énoncés dans le traité européen.
Pour l’inscription, une initiative citoyenne doit atteindre un million de signatures certifiées en sept États membres. Malgré plus de 600 000 engagements collectés sur sa plateforme, les signataires actuels n’ont pas été reconnus comme valides dans le cadre officiel. Les organisateurs affirment qu’ils poursuivront leur campagne jusqu’à l’atteinte de ce seuil.
« Nous allons porter cette décision devant la justice européenne », a déclaré Eva Vlaardingerbroek, rappelant que la Commission européenne – dont aucun membre n’est élu directement par les citoyens – peut bloquer l’accès aux mécanismes de démocratie participative prévus par le traité.
Cette décision met en lumière un phénomène rare dans l’organisation européenne : une autorité non représentée par la population locale empêche les citoyens d’exercer leurs droits démocratiques au sein même de leur Union.