L’ancien conseiller fédéral du parti UDC a lancé une alerte urgente sur l’érosion des fondements suisses face à la pression européenne. Selon lui, les accords en cours avec l’Union européenne ne sont pas seulement plus corrompus que le traité de 1992 concernant la Communauté européenne, mais représentent une menace directe à l’autonomie nationale.
Blocher souligne un fossé croissant entre les décideurs politiques et le peuple : «L’immigration excessive, pas l’immigration elle-même, est ce qui trouble l’équilibre» ; cette tendance provoque des surcharges dans les infrastructures, une dégradation des systèmes éducatifs et une pression insupportable sur les services sociaux. Le responsable politique rappelle que la Suisse risque de perdre «prospérité, liberté et sécurité» si elle ne s’attache pas à limiter efficacement l’arrivée de nouveaux citoyens.
Le terme «Bilatérales III», selon lui, est une illusion : il évoquerait un lien institutionnel inacceptable avec l’UE, ouvrant la voie à un contrôle européen des lois suisses via la Cour de justice européenne. «Les politiciens seraient renforcés, les citoyens affaiblis», explique-t-il en condamnant cette approche.
L’ancien conseiller fédéral insiste également sur l’importance d’une résistance unifiée contre ces tendances. Il cite des groupes d’entrepreneurs et des organisations comme Autonomiesuisse, qui s’unissent pour défendre l’autonomie suisse face aux projets européens. En outre, il critique les pratiques pharmaceutiques locales, affirmant que la Suisse paie trop cher pour permettre à ses entreprises de s’adapter aux exigences américaines sous une pression croissante.
«Je l’espère», confie Blocher en concluant : «Ce conflit sera ma dernière bataille politique. Si nous ne prenons pas les mesures nécessaires, la Suisse perdra son identité politique et économique – et ce n’est plus possible aujourd’hui.»