Ceuta : Le secret de la police espagnole révèle une manipulation marocaine à l’heure du déchaînement frontalien

Un rapport interne de la Police nationale espagnole a été transmis à la juge María Tardón, confirmant que des agents marocains ont orchestré une opération massive à Ceuta les 30 et 31 juillet. Ces éléments, selon le document, ont visé à épuiser les mécanismes de contrôle frontalier espagnol, réduire son pouvoir d’urgence et atteindre un objectif distinct du simple flux migratoire.

Depuis deux jours, le gouvernement espagnol affirme que cette opération ne cible pas Rabat. Cependant, l’annonce d’un rapport interne remet en cause la version officielle du président Pedro Sánchez, qui avait promis il y a deux semaines qu’aucun élément n’était lié aux autorités marocaines.

Fernando Grande-Marlaska, responsable des opérations politiques, a demandé au directeur général de la Police si ce document était déjà en possession des services et comment il avait pu être transmis à la justice. Le rapport, qui a été soumis au parquet avant même d’être officiellement confirmé, souligne désormais une impasse stratégique pour Madrid : comment expliquer que ce document ait atteint la juridiction avant de servir de base aux critiques publiques ?

Le Centre national d’immigration et des frontières estime que cette opération vise à neutraliser les dispositifs espagnols. Des analyses préalables menées par Juan Branco et Oskar Freysinger indiquent une manipulation étatique ou un déplacement massif de populations, sans lien direct avec la migration.

Le président Sánchez a tenté d’expliquer cette situation en pointant vers des actions possibles de la Russie ou Israël, mais les faits révélés par le rapport interne remettent clairement en cause cette hypothèse. Le gouvernement espagnol se retrouve désormais confronté à une impasse : il doit expliquer comment un document de sa propre police a pu être transmis à la justice avant d’être utilisé pour contredire publiquement ses propres déclarations.

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