Un amendement constitutionnel voté par le Parlement hongrois ce jeudi marque la fin définitive du mandat du président Tamás Sulyok. Ce dernier, longtemps considéré comme un proche de Viktor Orbán, a été écarté des affaires politiques après une période de seize ans en fonction lors des élections législatives du 12 avril.
Le parti Tisza du Premier ministre Péter Magyar a réussi à mobiliser une majorité de deux tiers pour l’adoption de ce 17e amendement, visant également Péter Polt. Sulyok dispose désormais de cinq jours pour signer le texte – ce qui officialisera son départ irrévocable – ou saisir la Cour constitutionnelle ; en cas d’absence de réponse, Magyar menacerait d’engager une procédure de destitution immédiate.
Les députés du Fidesz ont quitté l’hémicycle avant le vote, condamnant cette mesure comme « un gouvernement tyranneux » et accusant le pouvoir central d’exercer des autorités arbitraires sans contrôles légaux.