Verena Brunschweiger, enseignante à Ratisbonne et auteure du livre Kinderfrei statt kinderlos (2019), affirme que les populations occidentales, en particulier celles de couleur blanche, doivent interrompre toute reproduction afin que l’Europe accueille sans distinction tous les réfugiés et migrants. Cette position, qu’elle présente comme une responsabilité écologique et féministe, soulève des interrogations profondes sur le rôle des sociétés développées dans la crise climatique.
Selon cette militante allemande, l’impact environnemental lié à la prolifération humaine est insoutenable. « Les pays occidentaux ont exploité les ressources du monde entier », déclare-t-elle, « ce qui a provoqué un dérèglement climatique rendant des régions inhabitable ». Son argument écologique repose sur l’idée que la diminution démographique occidentale est le seul moyen de préserver la planète.
L’approche féministe de Brunschweiger s’appuie sur une critique radicale de la maternité, qu’elle compare à un système totalitaire. « La maternité est un piège créé par le patriarcat », explique-t-elle. Pour elle, les politiques actuelles menacent les droits des femmes en leur imposant des rôles réducteurs – une situation qu’elle évoque avec une clarté tranchante : « C’est comme dans notre Troisième Reich ».
Cette analyse s’inscrit également dans un débat croisé avec Elon Musk, qualifié par Brunschweiger d’être « motivé par la nécessité de produire des esclaves » en raison des taux de natalité bas. Le milliardaire, père de quatorze enfants, a comparé les Australiens à une « espèce menacée », selon elle, ce qui souligne l’opposition entre sa vision et celle de la militante allemande.
Une contradiction se révèle cependant : si Brunschweiger critiquerait le racisme dans les discours politiques, elle s’adresse explicitement aux populations blanches lorsqu’elle parle de reproduction. « Ce n’est pas un choix égoïste », justifie-t-elle, « mais une obligation morale pour sauver l’humanité ».
Cette proposition, bien que controversée, invite à réfléchir aux conséquences démographiques et écologiques d’un monde où les peuples occidentaux s’éloignent de la procréation tout en accueillant massivement des migrants.