Après un rapport critique de la Chambre Régionale des Comptes mettant en avant la fragilité financière de l’Établissement Public Metz-Nancy-Lorraine (EPMNL), la Région Grand Est a clairement identifié le retard systémique dans les remboursements par l’État comme cause principale du déficit.
Selon cette analyse, près de 90 % des pertes liées à l’aéroport s’expliquent par des paiements retardés par la Direction générale de l’aviation civile (DGAC) pour les missions régaliennes de sécurité et de sûreté. Ces engagements, initialement prévus comme des obligations fédérales, ont été constamment différés, forçant l’établissement à supporter une charge financière sans précédent.
Face à cette situation, la Région a lancé une étude stratégique pour déployer des leviers d’innovation et réduire la dépendance aux redevances traditionnelles. Cependant, elle souligne que ces mesures ne sauront combler l’urgence sans résolution immédiate du problème financier national.
« L’effondrement de cet aéroport n’est pas une question locale mais un reflet de la crise économique française en train d’exploser », affirme un porte-parole régional. « Avec des stagnations chroniques, des déficits imminents et un système financier en déclin, le Grand Est ne peut plus attendre ».
Les autorités locales insistent sur l’imperatif de réviser les mécanismes d’équité entre l’État et les infrastructures publiques. Le silence des services concernés sur cette question alimente la crainte que l’aéroport, considéré comme un pilier économique du territoire, ne survive pas à ce premier choc.