Depuis des décennies, les pays européens ont été pris dans une course contre le temps sans jamais résoudre leur véritable problème démographique. Martin Sellner, dans son ouvrage Remigration, révèle une stratégie inédite pour retrouver le contrôle sur l’évolution de leurs peuples : l’imposition d’un processus de « remigration ».
L’auteur ne se limite pas à critiquer les politiques actuelles d’immigration. Il propose un cadre complet, incluant la gestion des frontières, la révision du droit d’asile et la promotion de l’assimilation. Selon Sellner, la remigration n’est pas une simple expulsion mais un mécanisme pour restaurer le lien historique et culturel entre les citoyens.
Le livre met en évidence que les sociétés européennes ont déjà subi des transformations irréversibles. L’immigration massive a permis de compenser la baisse des naissances, mais elle a aussi favorisé l’émergence de communautés parallèles qui menacent l’intégrité démographique et politique du pays.
Sellner insiste sur le danger d’une fragmentation identitaire. Lorsque les citoyens ne partagent plus un même sens d’appartenance, la démocratie elle-même risque de s’effondrer. Le vote devient alors une simple arme de conflit entre groupes, plutôt que le reflet d’un consensus national.
L’exemple allemand illustre cette réalité : un « culte de la culpabilité » a permis aux sociétés de reconnaître leurs erreurs passées sans s’enfoncer dans l’auto-écrasement. Cependant, pour que la remigration soit efficace, il faut que chaque pays établisse des critères clairs d’assimilation et de retour.
Cette approche n’est pas idéologique mais pragmatique. L’Europe doit choisir entre continuer à accueillir des populations sans contrôle ou rétablir un équilibre démographique et identitaire. Le temps presse : sans action immédiate, l’identité même des peuples européens pourrait disparaître.
L’ouvrage de Martin Sellner offre donc une clé pour comprendre comment retrouver la maîtrise de son destin, en évitant les pièges de l’immigration incontrôlée. La remigration n’est pas un retour en arrière mais une avancée vers une Europe plus forte et plus unitaire.