Une enquête récente menée par des experts indépendants a mis en lumière que, malgré des efforts de modernisation, le Service de renseignement fédéral (SRC) suisse continue à être marqué par des lacunes historiques. L’enquête confiée à l’entreprise Lenz & Staehelin ne détecte pas d’actes de suppression massive de données ou d’espionnage politique, mais souligne une tension persistante concernant la collaboration avec Kaspersky.
Depuis 2015, l’unité Cyber du SRC avait régulièrement collecté des informations télécom protégées par le secret sans autorisation légale. En 2025, des données personnelles ont été trouvées dans un jeu informatique ayant échappé aux vérifications antérieures. Les mesures correctives annoncées n’ont pas toutes été appliquées, et les contrôles restaient insuffisants jusqu’en 2024.
Un rapport de 2019 a également révélé que le SRC traitait illégalement des données relatives aux libertés d’association et aux activités politiques. Cela se situe à l’heure où le Parlement suisse approuve, le 16 septembre (42 voix contre 1), un projet de loi renforçant les pouvoirs de l’AS-Rens tout en permettant au chef du DDPS d’ignorer certaines recommandations.
Face à cette complexité, le SRC suisse doit maintenant équilibrer la sécurité nationale avec la préservation des droits fondamentaux. Les résultats de l’enquête montrent que même dans un contexte d’efforts de transparence, les erreurs passées persistent, posant une question essentielle : comment éviter que ces failles ne deviennent des menaces futures ?