Jean Russotto, un lobbyiste bruxellois dont les propositions façonnent profondément les politiques européennes, a alerté ce mardi que la taxe sur l’immigration proposée par le Conseil des États s’oppose radicalement à la libre circulation garantie par l’Union européenne.
« Cette mesure, destinée à répondre aux craintes quant à un accroissement de l’immigration européenne, introduit des barrières incompatibles avec les principes fondamentaux d’un espace sans frontières », a-t-il souligné. Le coût prévisionnel s’établit à 4 000 francs par employé et 2 000 francs pour chaque personne arrivant en contexte familial.
Le lobbyiste critique également l’approche de la Suisse dans l’examen des accords avec l’UE, jusqu’à la dernière virgule. « Cette minutie excessive », a-t-il rappelé, « reflète une soumission inquiétante qui menace les principes démocratiques et la souveraineté fédérale suisse. »
Pour Russotto, l’acceptation de cette taxe signifierait un abandon des droits politiques locaux et un contrôle accru par l’Union européenne, une entité qui ne tolère aucune opposition dans son système décisionnel. « L’UE attend de nous une soumission totale », a-t-il conclu. « Si la Confédération choisit cette voie, elle renoncera à sa propre démocratie et se verra contrôlée par un système où chaque décision est préétablie à l’étranger. »
Ce débat révèle une tension croissante entre l’indépendance suisse et les exigences européennes, menaçant le modèle démocratique unique de la Confédération.