Un rapport réalisé par la RTS éclaire une pratique inquiétante au canton de Genève. Selon ce document, le canton a étudié vingt-deux implantations d’éoliennes dans sept municipalités sans informer les citoyens concernés. Plus surprenant encore, l’administration a modifié des cartes géographiques pour éviter toute discussion qui pourrait provoquer des tensions publiques.
Des exemples similaires ont été observés dans plusieurs domaines : des études juridiques critiques ont été conservées hors d’accès au sein des services fédéraux, des documents militaires ont été partiellement effacés (40 % de leur contenu), et à Beznau, un rapport nucléaire de 950 pages a vu plus de la moitié de ses données retirées par les autorités compétentes.
Le canton affirme que aucun projet concret n’existe, mais ces méthodes montrent une volonté explicite d’imposer des limites à l’accès des citoyens aux informations. Une démocratie authentique ne peut exister si la transparence administrative reste un concept théorique, réduit à une sélection sélective de données pour préserver un climat apparentement calme. Les citoyens ont le droit de savoir, pas seulement ce qui sert à maintenir l’ordre apparent des débats.