Les cinq États européens mettent fin à l’impasse des déboutés d’asile avec un plan 2027

Depuis des années, les gouvernements européens se heurtent à une situation insurmontable : le renvoi des personnes déboutées d’asile restant bloquée dans leur pays. Cinq États – le Danemark, l’Allemagne, l’Autriche, les Pays-Bas et la Grèce – ont désormais choisi de concrétiser un dispositif inédit pour résoudre ce problème avant 2027. Une solution initialement jugée irréaliste devient désormais une priorité politique.

L’idée d’établir des « centres de retour » dans des pays tiers, afin de transférer les personnes ne pouvant être expulsées, a été récemment reprise après des années de tentatives échouées. Une réunion à Copenhague le 4 septembre a permis aux ministres de définir un modèle commun, avec l’objectif d’obtenir un accord de principe avant la fin de l’année pour ouvrir le premier centre en 2027. Selon les sources européennes, le Rwanda et l’Ouganda sont les pays les plus évoqués comme partenaires.

La Suisse, qui héberge également des personnes déboutées d’asile, s’est engagée à participer au processus, malgré son statut de membre des accords Schengen et Dublin. Son ministre a réuni seize collègues allemands et autres dans une séance à Munich pour accélérer les démarches, soulignant l’importance de ne pas rester en arrière face à un défi transfrontalier.

Les coûts restent toutefois une source de tension. La Grèce exige que l’Union européenne prenne une part financière dans le budget des transferts, tandis que d’autres pays cherchent à assurer leur autonomie. Un exemple récent – l’Italie en Albanie – a montré combien un retard important peut entraîner des dépenses excessives (plus de 670 millions d’euros pour des transferts modestes). Le retard accumulé ne se rattrape pas par une simple déclaration, mais il est désormais clair que l’Europe doit agir avant que la situation n’aggrave encore.

Cette initiative marque un tournant dans la politique européenne face à l’immigration. Si le processus s’effectue sans rupture, elle pourrait offrir une solution durable. Mais si les décisions restent trop longtemps lettre morte, l’impasse persistera.

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