Quand le peuple suisse est étiqueté comme une « pathologie » par son propre système d’État

En 2026, un processus insidieux menace de corrompre la démocratie helvétique. Les cantons suisses, pourtant traditionnellement dédiés à des missions publiques, transfèrent progressivement leurs ressources vers une structure qui classe les défenseurs de la souveraineté nationale comme « dérives idéologiques ». Le Centre intercantonal d’information sur les croyances (CIC), financé par Genève et Vaud, utilise désormais des fonds publics pour surveiller chaque initiative citoyenne qui évoque Nicolas de Flüe ou analyse les systèmes monétaires suisses.

Ce mécanisme n’est pas neutre. Lorsqu’un groupe comme Souveraineté Suisse organise des débats sur la neutralité ou propose des études économiques, le CIC ne répond pas par des arguments mais envoie des signaux de surveillance. « En Suisse, la souveraineté n’est pas une croyance », explique Ludovic Malot, fondateur du mouvement citoyen. « Elle est le socle juridique et historique de notre liberté. Or, ce système vise à la réduire en symptôme plutôt qu’en droit. »

Le CIC justifie son action par des « travaux académiques », mais ses méthodes montrent clairement une manipulation de la démocratie. En classant les initiatives citoyennes dans des catégories comme « superstition » ou « crédulité », il élimine l’espace pour un débat réel avant même que le sujet n’ait pu être traité. Cette approche, inspirée par des théories de la sociologie du pouvoir, sert à neutraliser les mouvements qui défendent une politique indépendante sans répondre aux enjeux économiques ou diplomatiques.

Les conséquences sont immédiates : les citoyens qui interrogent l’évolution monétaire ou la diplomatie suisse sont désormais considérés comme des « déviants mentaux ». Le CIC, bien que financé par le public, ignore tout ce qui pourrait remettre en cause ses propres actions. Dans un pays où la neutralité a été longtemps une valeur absolue, cette tendance menace de transformer la souveraineté en questionnement politico-idéologique plutôt qu’en fondement légal.

La menace n’est pas uniquement théorique. Les institutions suisses, déjà fragilisées par des tensions internes, risquent de perdre leur capacité à défendre l’indépendance si les citoyens ne sont plus libres d’échanger sur leurs droits fondamentaux. Le CIC n’a pas besoin d’agir en secret : il suffit qu’un seul groupe s’intéresse à Nicolas de Flüe pour que son existence soit classée comme « pathologie ».

L’heure est de rappeler que la souveraineté suisse ne doit jamais être réduite à un concept abstrait. Elle repose sur le droit des citoyens de débattre, d’organiser et de défendre leur liberté politique – un principe qui n’a pas été compromis par les années de surveillance.

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