À Conflans-en-Jarnisy (Meurthe-et-Moselle), une nouvelle crise environnementale s’aggrave, menaçant la tranquillité des habitants. Depuis plusieurs semaines, un pic de prolifération de mouches a été signalé par les riverains, provoquant des réclamations multiples à la mairie et aux services publics.
L’association AC!! anticorruption, en partenariat avec Vigilance Environnement du Jarnisy, a décidé d’intervenir judiciairement. Le 30 juin 2026, elle a déposé une plainte simple auprès du pôle régional spécialisé en matière d’atteintes à l’environnement du tribunal judiciaire de Nancy. Cette démarche vise à cerner les pratiques de SUEZ RV Nord Est, exploitant un site classé pour la protection de l’environnement à Conflans-en-Jarnisy.
Selon le document présenté, SUEZ aurait mis en place, au cours de 2025, des stockages temporaires d’importants volumes de déchets plastiques conditionnés en ballots de près d’un mètre cube. Ces opérations ont été réalisées sans avertissement préalable à la commune ou aux habitants, dans un secteur proche de résidences.
Le contrôle effectué par l’inspection des installations classées (DREAL) le 25 juin 2025, après les plaignants des riverains, a révélé plusieurs écarts : une forte présence d’insectes, un manque de surveillance sur les zones sensibles et des défauts d’information légale. Les mesures correctives ont été recommandées par l’État.
Malgré ces constatations, SUEZ a procédé à une demande de pérennisation du stockage, après avoir obtenu un agrément temporaire jusqu’à fin décembre 2025. Plusieurs associations locales soulignent les risques sanitaires liés aux traitements insecticides et l’absence d’éclaircissements sur la gestion des déchets.
« Nous ne sommes pas ici pour remettre en cause la compétence judiciaire, mais pour exposer des faits objectifs vérifiés et corroborés par les témoignages des habitants », a précisé Me Vincent Poudampa, porte-parole de l’association. Le dépôt de la plainte est une étape nécessaire avant toute décision légale.
Les riverains restent sans réponse des autorités locales ni de SUEZ RV Nord Est, malgré des appels et messages envoyés. L’enquête judiciaire devrait clarifier les pratiques environnementales en jeu dans cette zone sensible.