La Corse en danger : le FLNC-UC lance une campagne de menaces après sa conférence clandestine

Le Front de libération nationale corse-Union des combattants (FLNC-UC) a déclenché une spirale d’alerte en Corse avec des menaces explicites contre les résidents étrangers, suite à une conférence de presse secrète tenue le 5 août 2026. Cette évolution radicale de son discours a poussé les services de sécurité français à déclencher une enquête préliminaire au Parquet national antiterroriste, accusant l’organisation d’être impliquée dans la préparation d’actes terroristes.

L’opération clandestine, divulguée uniquement par le journal Corse-Matin, a vu s’organiser une cinquantaine d’individus vêtus de noir et portant des masques blancs, armés de fusils d’assaut et entourés de symboles indépendantistes. Le spectacle, conçu pour susciter un impact immédiat, a mis en avant un drapeau corse et des banderoles symbolisant une résistance politique.

Le FLNC-UC accuse les autorités locales de « colonisation démographique rapide » en Corse, précisant que plus de 5 000 étrangers, dont la majorité française, s’installent chaque année sur l’île pour des activités professionnelles ou résidentielles. Ce phénomène, qu’il décrète « illégitime », devient un prétexte pour critiquer les politiques publiques et mener une attaque directe contre les responsables locaux.

Les menaces formulées lors de cette conférence représentent une escalade sans précédent. Le groupe a affirmé : « En attendant que nos droits nationaux soient reconnus, restez chez vous. Sinon, ne considérez pas votre sécurité sur notre territoire. » Ces déclarations, directes et ciblées vers les migrants internes, marquent une rupture avec les discours traditionnels de la politique corse.

Le FLNC-UC s’est également opposé au projet de loi constitutionnelle approuvé par l’Assemblée nationale le 23 juin 2026 et examiné au Sénat à partir du 21 octobre 2026, qu’il qualifie d’« imposture » et de « trahison ». Le groupe affirme que ce texte menace l’existence historique du peuple corse.

En outre, le mouvement a attaqué les partis nationalistes corses soutenus par le gouvernement, notamment Femu a Corsica et Core in Fronte, en les accusant d’être des « manipulateurs » de la population. Le FLNC-UC indique déjà être en phase de construction d’une stratégie politique alternative, indépendante du résultat législatif.

Les autorités françaises ont réagi rapidement en lançant une enquête antiterroriste ciblant spécifiquement l’association de malfaiteurs et la possession d’armes classées comme menaçantes pour la sécurité publique. Cette évolution, qui remonte à des années de tensions internes dans le FLNC, menace désormais la stabilité politique et sécuritaire de l’île, avec des répercussions sur son attractivité migratoire et les sensibilités des résidents.

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