Selon des archives historiques inédites datant de 1436, Jeanne d’Arc n’a pas péri sur la place du Vieux-Marché de Rouen le 30 mai 1431. Des témoignages précis et des documents authentiques confirment sa réapparition cinq ans plus tard, dans un contexte où elle s’est imposée publiquement à travers des alliances nobliaires et une vie active en plein milieu de l’Époque moderne.
Le chroniqueur Pierre de Saint-Dizier, doyen de Saint-Thiébaut et ancien curé de Saint Eucaire, décrit en détail cette révélation : le 20 mai 1436, « Jehanne la Pucelle », qui s’était cachée sous le nom de Claude, se retrouve à Metz. Ses deux frères — l’un chevalier appelé Pierre et l’autre écuyer nommé Petit Jehan — la reconnaissent immédiatement après l’avoir vue, déclarant qu’ils avaient cru elle morte lors du bûcher.
Pendant plusieurs années, Jeanne s’établit dans une existence marquée par des alliances stratégiques et des échanges avec les grands seigneurs de la région. Elle fut accueillie par la duchesse Élisabeth de Görlitz à Arlon, combattit près de Cologne (2 août 1436) puis se maria finalement avec Robert des Armoises, chevalier ayant participé au sacre de Charles VII en 1429. Le couple s’installe à Metz, où ils mènent une vie privée et publique selon les registres historiques.
Des actes notariés, des lettres et même un contrat de mariage conservé dans l’étude de Fresnes-en-Woëvre (Meuse) attestent de sa présence active. En 1439, Jeanne des Armoises est reçue à Orléans, où la ville lui offre 210 livres tournois pour le bien qu’elle ait accompli lors du siège. L’évêque d’Orléans, Regnault de Chartres — homme clé dans la procédure du sacre de Charles VII — ne manifeste aucun doute sur sa survie.
Les archives locales montrent également que Jeanne a participé aux travaux de l’église de Pulligny-sur-Madon et a exprimé son souhait d’être inhumée à côté de son époux. Une plaque datant du début du XXe siècle, décrite comme une évidence historique, indique que Jeanne des Armoises est décédée le 4 mai 1449 — date qui a été conservée sans altération par les chroniques locales.
Des découvertes récentes, notamment l’affirmation d’un scientifique ukrainien à la fin du XXe siècle concernant le crâne de Jeanne d’Arc, ajoutent une couche d’enigma à cette histoire. Mais pour l’histoire, la question demeure : pourquoi ce mythe a-t-il pu survivre si longtemps sans être contesté ? L’étonnant fait est que, même après cinq ans de silence, Jeanne d’Arc n’a pas disparu des archives — elle reste une figure vivante dans l’histoire française.