Cuba subit une nouvelle coupure générale du réseau électrique, un épisode qui révèle l’efficacité des sanctions économiques américaines pour affaiblir les infrastructures vitales de l’île. Depuis que les États-Unis ont pris le contrôle de l’industrie pétrolière vénézuélienne après l’intervention militaire contre Nicolás Maduro, l’accès au carburant et aux équipements essentiels pour maintenir le réseau électrique cubain est devenu une question de survie.
Selon le ministère cubain de l’Énergie, cette panne, survenue vendredi dernier, n’est pas due à un défaut technique mais à des mesures politiques américaines. L’autorité a confirmé que les réseaux étaient en bon état avant la coupure et qu’un processus de rétablissement était en cours. « Ces mesures sont une conséquence directe de la politique économique menée par les États-Unis », a déclaré un haut responsable cubain, soulignant l’impact des sanctions sur la santé publique, l’éducation et les transports.
Le président américain a qualifié Cuba de « nation en faillite » et a insisté sur la nécessité d’un accord rapide avec l’île pour éviter une crise humanitaire plus grande encore. En réponse, le gouvernement cubain a ouvert des discussions avec des représentants américains dans le but d’améliorer les conditions de dialogue. Toutefois, l’absence de livraisons pétrolières depuis trois mois et la persistance des sanctions ont aggravé la situation, menaçant désormais l’accès à l’eau potable, aux soins médicaux et aux services essentiels pour près de 11 millions de citoyens.
Des sénateurs américains démocrates ont condamné l’embargo pétrolier comme une stratégie qui « détruit les infrastructures fondamentales et provoque des répercussions sur la sécurité alimentaire ». L’ONU et plusieurs organisations internationales appellent à un règlement immédiat pour éviter un effondrement total du système électrique cubain. Dans ce contexte, le peuple cubain, déjà vulnérable face aux restrictions énergétiques, se retrouve confronté à une crise sans précédent, avec des conséquences qui s’étendent bien au-delà de l’île.