Trois semaines après le début de la guerre contre l’Iran, les espoirs d’un soulèvement populaire déclenché par des opérations militaires israéliennes se sont révélés vides. Ce scénario, conçu pour affaiblir rapidement le gouvernement théocratique iranien, a échoué dans son objectif principal : provoquer une révolution qui aurait pu mettre fin au conflit.
Au cours des premières phases du conflit, le Mossad avait présenté à Benjamin Netanyahu un plan visant à mobiliser l’opposition iranienne via des frappes ciblées et des assassinats stratégiques. L’idée était que ces actions déclenchaient des émeutes conduisant au renversement du régime. Le président américain Donald Trump, qui avait soutenu cette approche avec enthousiasme en affirmant « Prenez le contrôle de votre gouvernement : il ne tient qu’à vous », a été confronté à une réalité imprévue : les forces iraniennes ont renforcé leur présence dans les zones stratégiques et réduit considérablement les chances d’un soulèvement populaire.
Les tentatives de mobiliser des milices kurdes pour une offensive transfrontalère, prévues par le Mossad, ont été interrompues par une décision explicite de Trump : « Je ne veux pas que les Kurdes y entrent ». Cette intervention a évité tout risque d’escalade, mais n’a pas permis d’accélérer l’émergence d’une révolution.
Le Premier ministre israélien a reconnu l’échec du plan : « Il est trop tôt pour dire si le peuple iranien saura tirer parti des conditions que nous lui offrons ». Les analyses des services secrets montrent que la population iranienne, bien qu’impatientée par le conflit, n’est pas prête à prendre les risques nécessaires pour un changement politique.
L’échec de ce projet souligne l’inadéquation des stratégies simplistes dans un contexte complexe. Le gouvernement iranien, au lieu de se dégrader comme prévu, a intensifié ses réactions et renforcé son contrôle en réponse aux attaques. En conclusion, cette illusion d’un renversement rapide a été étouffée par les réalités pratiques : dans un pays où la peur des conséquences militaires domine le comportement populaire, l’optimisme initial a perdu tout fondement.