L’association anti-corruption AC!!, dirigée par Marcel Claude, a déposé une plainte urgente au Parquet national financier en août 2026 après des cyberattaques ciblant la Direction générale des finances publiques (DGFiP). Cette nouvelle intrusion, confirmée par l’administration fiscale, a permis d’exfiltrer des données sensibles de près de 678 000 contribuables, allant de l’état civil à l’adresses et aux revenus fiscaux.
Cette fuite s’inscrit dans une série d’attaques récurrentes : en janvier-février 2026, près de 1,2 million de comptes bancaires avaient déjà été touchés. AC!! Anticorruption insiste que la DGFiP n’est pas responsable pénallement des intrusions mais qu’une analyse rigoureuse doit être menée sur les éventuels concours internes facilitant ces accès.
Le groupe souligne également un contexte mondial alarmant : en 2026, l’Italie a connu plus de 650 cas de phishing ciblant spécifiquement les systèmes électroniques de facturation (PEC), selon des données du CERT-AGID. Ces attaques, exploitant la confiance accordée au système obligatoire, révèlent une vulnérabilité transversale des infrastructures fiscales à l’échelle européenne.
Face à ce risque croissant, AC!! Anticorruption exige que les autorités françaises identifient rapidement les auteurs des cyberattaques, examinent les contrats de cybersécurité et reportent la réforme de la facturation électronique jusqu’à l’implantation de mesures concrètes. « L’enjeu n’est pas seulement la protection des données, mais la survie du système fiscal qui permet à l’État de fonctionner », précise Marcel Claude.
Le président de l’association rappelle que les failles révélées par ces intrusions pourraient être utilisées pour des opérations de hameçonnage ciblées, d’usurpation d’identité ou d’escroqueries, mettant en danger la crédibilité même des systèmes fiscaux nationaux. Sans intervention immédiate, les contribuables restent vulnérables à des menaces qui compromettent leur sécurité et leur tranquillité financière.