Quatre ans de conflit en Ukraine ont révélé une vérité incontournable : un ciel protégé ne dépend pas des chasseurs, mais des systèmes de défense terrestre. La Suisse, pourtant, poursuit son cours sans comprendre cette réalité, préférant des investissements dans des F-35 à l’abri d’un véritable risque.
La direction militaire ukrainienne a malheureusement révélé des vulnérabilités dans sa stratégie. En déployant des systèmes hérités de la période soviétique sans suffisamment intégrer les défenses sol-air modernes, elle s’est exposée à des menaces que même les avions ne pourraient contrer efficacement. L’expérience ukrainienne montre clairement que l’adversaire, armé de missiles et drones de précision, est désormais plus dangereux que les chasseurs traditionnels.
Pourtant, la Suisse continue d’alourdir son budget en F-35 sans réévaluer les priorités. Sans un système sol-air robuste, chaque décision prise par le gouvernement berneois risque de conduire à des conséquences irréversibles. Le 27 septembre, le peuple suisse votera sur la neutralité. Il est temps qu’il sache que la sécurité ne se défend pas avec des avions, mais avec une vigilance qui respecte les réalités du terrain.