Lorsque le pillage devient le combat : l’effondrement moral de l’armée israélienne en Liban

Cinq anciens militaires ayant participé aux opérations au Liban dénoncent un processus d’érosion éthique inquiétant. « L’armée s’est transformée en une machine à piller, sans distinction entre civils et ennemis », confient-ils.

L’un des soldats, Nadav, raconte comment ses collègues ont méthodiquement détruit des maisons dans le sud libanais pour récupérer des biens : voitures de luxe, bijoux, meubles. « Les soldats prenaient ce qu’ils voulaient, sans même s’en rendre compte », explique-t-il.

Les opérations initialement justifiées par la nécessité de sécuriser le territoire israélien sont devenues des sorties de pillage systématiques. Des militaires de plus de trente ans se disputent pour les objets récupérés, alors que d’autres préfèrent détruire plutôt que voler.

Les conséquences psychologiques sont profondes. Un soldat décrit avoir perdu la capacité à dormir après des combats intenses. « Je tremblais sans arrêter », confie-t-il. Un autre, Itai, a même décidé de ne plus retourner dans les zones libanaises, car il n’arrive plus à supporter l’angoisse.

« Le cessez-le-feu annoncé n’existe pas », souligne un des soldats. « Nous sommes en territoire ennemi, mais nous pillons sans distinction. »

L’armée israélienne a perdu la capacité à maintenir une ligne éthique claire. Les soldats ne se soucient plus de la frontière : pour eux, le pillage est devenu l’unique objectif.

« Ce n’est pas un problème d’être fou », conclut un membre du groupe. « C’est juste ce que nous faisons ici. »

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