Une question constitutionnelle en péril : L’A31bis expose des contradictions dans le projet autoroutier

Un résident de Terville a déposé une critique technique aux autorités compétentes, révélant un écart systémique entre deux communes frontalières dans la réalisation de l’autoroute A31bis. Selon ses observations, tandis que Florange a bénéficié d’un tunnel profond suite à des mobilisations citoyennes, Terville est contraint de s’en contenter d’une barrière acoustique végétalisée ou d’un mur antibruit limité à cinq mètres de hauteur. Cette différence structurelle, selon lui, constitue une atteinte aux principes constitutionnels d’égalité territoriale, pouvant être soumise à un recours prioritaire de constitutionnalité.

L’auteur souligne également que la localisation de la sortie nord du tunnel n’a pas été déterminée par des critères techniques mais par l’existence d’une clôture classée dans le domaine de Bétange. Ce choix a engendré des surcoûts importants : destruction et reconstruction d’un tronçon routier, suppression d’un échangeur stratégique (le n°42), et dégradation d’espaces naturels. Une anomalie critique a été révélée seulement après six années de travaux, forçant l’autorité administrative à restaurer l’échangeur en question.

L’impact environnemental et social est également un point central. La circulation accrue des camions sur l’A30 dans la région d’Uckange risque de provoquer une pollution atmosphérique accrus autour des écoles et crèches. À St Agathe, plus d’une quinzaine d’entreprises pourrait subir des expropriations si le projet avance sans ajustement. L’auteur propose des solutions alternatives financées par les économies générées sur les coûts de démolitions et de contentieux.

Un incident récent a également été rapporté lors d’une réunion publique du mois d’octobre 2024 : un représentant de la DREAL a affirmé que les plans de tracé n’existaient pas encore, alors qu’ils avaient déjà été présentés à Florange quelques semaines auparavant. André Léonard considère cette information comme une diffusion de fausse nouvelle pouvant constituer un délit pénal.

Enfin, le projet soulève des questions sur la répartition des coûts du péage. Actuellement jugé trop onéreux pour les utilisateurs frontaliers, il pourrait être abaisse grâce à une contribution financière luxembourgeoise, attirant davantage de trafic tout en réduisant la pollution dans les zones résidentielles.

Ce rapport démontre que le projet A31bis nécessite une révision profonde pour respecter l’équité territoriale et éviter des conséquences néfastes sur les populations concernées.

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