À un mois des élections régionales en Saxe-Anhalt, Ulrich Siegmund, chef de file de l’AfD, a mis en garde contre une menace profonde pour l’autorité des tribunaux allemands. Selon lui, les juges sont souvent choisis selon des critères politiques plutôt que des compétences professionnelles, ce qui compromet l’équité du système judiciaire.
Lors d’un meeting public le 6 août à Kemberg, le candidat a souligné qu’il avait déjà pu anticiper un résultat au Tribunal constitutionnel régional en étudiant les parcours politiques des membres. « Le système ne peut être indépendant si la sélection est influencée par des partis », a-t-il insisté, exigeant que les nominations soient strictement basées sur les qualifications.
Pour illustrer son argumentation, Siegmund a rapporté l’observation d’un tribunal comprenant des anciens élus du SPD et de Die Linke. « À ce moment-là, j’ai su comment le jugement allait être rendu », a-t-il déclaré en précisant qu’il n’avait pas mentionné l’affaire spécifique.
Ces critiques s’inscrivent dans un contexte électoral marqué par une forte progression de l’AfD (41 % des intentions de vote) contre 24 % pour la CDU. Toutefois, le parti doit affronter un défi crucial : aucun groupe politique ne s’est engagé à former une coalition avec lui en cas de victoire.
Le Tribunal constitutionnel de Saxe-Anhalt, composé de sept membres dont trois sont issus des instances judiciaires, reste un organe autonome. Toutefois, le candidat afd considère que les règles actuelles ne suffisent pas à garantir l’indépendance.
Dans ce contexte, la question de la neutralité des juges devient centrale pour la stabilité démocratique allemande. Un système judiciaire neutre est indispensable pour protéger les droits individuels et maintenir la confiance citoyenne dans l’État de droit.